Serions-nous dans "une dictature démocratique"?

Publié le par Boule de neige

 

Voici quelques lignes d'un long texte de Jean-Jacques Crèvecoeur [Montréal (Québec)] qui a le mérite de poser la question .........

 

voir son site  www.jean-jacques-crevecoeur.com


......

 

Pourquoi je vous parle de tout cela aujourd'hui ? C'est parce qu'en méditant sur les événements de ces derniers jours, je ne peux m'empêcher de faire des parallèles avec la situation que nous, les occidentaux des pays dits démocratiques, vivons en ce moment. Car si nous osons regarder au-delà des apparences, nous devrions peut-être nous poser la question : vivons-nous dans une dictature ? Dictature politique, dictature financière, dictature médicale, dictature scientifique, dictature judiciaire. Le problème, c'est que la grande majorité d'entre nous ne se pose pas cette question pourtant fondamentale : une dictature ne se serait-elle pas installée dans nos contrées, avec notre complicité involontaire et inconsciente ? Que nous vivions en Europe ou au Canada, la dictature ne cache-t-elle pas son vrai visage derrière des apparences de démocratie ? Posons-nous ces questions :

>

Vivons-nous dans une dictature politique ?

On peut se poser la question, quand on voit que les pays européens ont abandonné leur souveraineté pour se soumettre à l'Union européenne qui est dirigée par un conseil et un président désignés par l'élite mondiale, et non élus démocratiquement... Et quand on voit que le Canada, les États-Unis et le Mexique s'apprêtent à vivre la même chose, à l'insu de la population et des élus politiques, il y a de quoi frémir...

Vivons-nous dans une dictature financière ?

Que dire, quand on voit que les pays ont abandonné leur pouvoir de battre leur propre monnaie, pour l'emprunter à des banques centrales privées qui chargent des intérêts qui, à eux seuls, alourdissent toujours plus le déficit et la faillite des nations ? Et comment penser autrement lorsqu'on voit que la faillite que les banques ont créée en menant des opérations spéculatives illégales a été, finalement, épongée par nos propres impôts, provoquant une paupérisation de plus en plus grande des populations et un enrichissement écœurant de ces mêmes banques privées ?

Vivons-nous dans une dictature médicale ?

 Comment qualifier cela autrement, lorsqu'on découvre que les gouvernements sont soumis aux exigences des compagnies pharmaceutiques en matière de santé publique et de vaccination, préférant favoriser la santé financière de ces dernières plutôt que la santé physique de leurs populations (les révélations sur le contrat de GSK dans le dossier H1N1 en est une illustration éloquente) ? Et que penser du fait que les experts qui formulent les recommandations en matière de santé publique sont, très majoritairement, financés par les compagnies pharmaceutiques elle-mêmes ?

Vivons dans une dictature scientifique ?

On est en droit de s'interroger, en tout cas, lorsqu'on voit que des scientifiques honnêtes, motivés par le bien-être de l'Humanité, voient leur carrière brisée et leurs découvertes étouffées parce que leurs travaux menacent les intérêts économiques de certains groupes ou pire, pourraient redonner aux individus la maîtrise de leur propre vie en matière d'alimentation, de santé ou d'énergie...

Vivons-nous dans une dictature judiciaire ? Plus que jamais, il est nécessaire de se poser la question, lorsqu'on voit que manifester contre un abus est assimilé à un acte terroriste ou criminel et qu'à présent, le simple fait d'être soupçonné d'être dangereux pour la sécurité nationale peut nous mettre en situation de garde à vue sans limitation de durée… L'existence de Guantanamo n'étant que la partie émergée de l'iceberg...

Bien sûr, nous n'en sommes pas au point de vivre ce que le peuple tunisien (ou d'autres) a vécu ces dernières décennies. Quoique. Quand je reprends le scénario de l'installation d'une dictature (fermeture des universités, contrôle des médias, interdiction des réseaux de solidarité et censure des canaux d'information alternatifs), j'éprouve un étrange malaise.

>

Je me sens mal à l'aise lorsque je vois que la qualité de l'enseignement s'est dégradée de manière continue depuis trente ans, lorsque je vois qu'on supprime les cours d'histoire et de philosophie des programmes. Avec pour conséquence, que la majorité des jeunes est de moins en moins capable de penser par elle-même, de façon critique et intelligente, sans perspective et sans repères issus du passé ? Bien sûr, c'est moins brutal que la fermeture des universités. Mais n'est-ce pas, en fin de compte, plus efficace ? Un peuple stupide, inculte et ignorant peut-il vraiment désirer se rebeller contre la dictature en place ?

 

Je me sens mal à l'aise lorsque je constate que les médias dominants (presse écrite, radio et audiovisuelle) sont devenus des instruments de propagande au service des intérêts de cette élite minoritaire qui pille et saccage la planète entière. Et je m'interroge lorsque, jamais, une position discordante n'a voix au chapitre des journaux et des magazines, à propos des grands enjeux de ce vingt-et-unième siècle. Sauf s'il s'agit de lyncher, de ridiculiser, de diffamer cette position : alors là, tout à coup, les penseurs dissidents font la une de l'actualité (sans pour autant pouvoir s'exprimer eux-mêmes).

 

Je me sens mal à l'aise quand je lis, dans l'évaluation de la gestion de la crise H1N1 (évaluations de l'OMS mais aussi de différents gouvernements) qu'une des choses à améliorer pour la prochaine pandémie, c'est la censure et le contrôle des réseaux sociaux et d'Internet, pour empêcher les opposants de discréditer le bien-fondé du principe vaccinal.

 

          ........................

Commenter cet article