Papiers pour "sans-papiers"

Publié le par Boule de neige

Nous aimerions savoir combien de pays délivrent des documents de prise en charge

à des personnes "sans papiers" ?

 

Coût par personnes en situation irrégulière: 517 millions / 210 000 = 2461 €

(Soit à peu près l'équivalent des dépense de santé par personne en France)

 

Il est à noter que dans cet article le dentaire est encore pris pour cible ....on peut prendre aussi comme exemple, l'optique, les appareils auditifs etc...

 

 

 

lu sur egora.fr

http://www.egora.fr/sante-societe/patients/116789-les-soins-aux-%C3%A9trangers-bient%C3%B4t-rabot%C3%A9s

 

 

Les soins aux étrangers bientôt rabotés ?

 

Pour les parlementaires de la majorité soucieux de débusquer des sources d’économies dans les budgets sociaux,  il faut réformer l’AME (Aide médicale d’Etat) qui coûte de plus en plus cher. Mais Médecins du Monde et le Ciss (Collectif interassociatif sur la santé), sont bien décidés à ne pas laisser amputer ce dispositif mis en place, en janvier 2000, pour des raisons humanitaires et de santé publique. L’AME propose aux étrangers sans papiers dont  les ressources sont inférieures au plafond d’accès de la CMU (couverture maladie universelle), c'est-à-dire 634 euros par mois,  une couverture maladie minimale, centrée sur l’urgence, qui les exclut par exemple de la prise en charge des prothèses dentaires, de l’orthopédie dento-faciale ou  des dispositifs médicaux à usage individuel.



Auteur d’un prochain rapport parlementaire sur le sujet, le député Claude Goasguen (UMP, Paris)  a déjà fait savoir qu’il devenait urgent d’endiguer le coût de l’AME, qui aurait « « explosé » depuis quelques années, passant de 47 millions d’euros à sa création à 547 millions d’euros aujourd’hui, pour 210 000 bénéficiaires. Roselyne Bachelot, pour sa part, avait évoqué en juin dernier, devant le Sénat, le principe d’une participation individuelle de 15 euros par an, qui avoisinerait les 30 euros aujourd’hui, à la veille du débat sur le projet de loi de finances 2011. D’autres parlementaires ne sont pas en reste, dénonce le Ciss,  qui demande à ce que les allocataires de l’AME acquittent le montant du forfait hospitalier « ce dont sont exemptés les titulaires de la CMU ». Il serait également proposé que la carte de séjour « vie privée et familiale pour raison de santé «  ne puisse être délivrée si le traitement dont relève la personne malade, est disponible et effectivement accessible dans le pays d’origine ». Seuls les soins délivrés en urgences seraient pris en charge.

« En plus d’être injustes et discriminatoires, ces mesures sont contre-productives tant d’un point de vue de santé publique qu’économique », s’insurge le Ciss en se demandant si la France « est prête à perdre son AME ». « Limiter les soins aux étrangers en situation irrégulière, c’est aussi créer les conditions dans lesquelles risquent de pouvoir se développer à nouveau, en l’absence de prise en charge, des maladies qu’on pensait éradiquées en France ou se priver des moyens de combattre de nouvelles maladies infectieuses », dénonce le collectif.

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