A qui ne rembourserons nous qu'une partie de l'argent qui nous sera prêté ?

Publié le par Boule de neige

 

  Nos systèmes de protections sociales sont en phase terminale....

 

L'acharnement thérapeutique, que nos femmes et hommes politiques veulent pratiquer encore et encore, n'empêchera pas la putréfaction de l'organisme.

 

L'amputation, si ce n'est l'euthanasie, sera douloureuse !

 

 

 

 

Le FMI lorgne sur les caisses dégarnies de ses Etats membres :

 

 

Le Fonds monétaire international, qui va pouvoir prêter des montants illimités à certains Etats membres, lorgne sur les caisses publiques bien dégarnies de ses grands bailleurs de fonds, avec lesquelles il est en train de négocier une rallonge.

L'institution dirigée par Dominique Strauss-Kahn a des besoins immenses en des temps de disette budgétaire. Depuis deux ans, elle a avancé des sommes colossales à des dizaines de pays, de la Grèce à l'Angola, en passant par la Jamaïque et le Pakistan.

L'encours de ses prêts a été décuplé sur la période, pour atteindre 161 milliards de dollars aujourd'hui.

Les statuts du Fonds prévoient de revoir avant janvier la contribution de ses 187 Etats membres à ses finances, sous la forme de quote-parts.

"Accroître les capacités du FMI serait quelque chose qui bénéficierait à tous. Cela l'aiderait à remplir sa fonction de prêteur de dernier ressort", explique à l'AFP Domenico Lombardi, un ancien administrateur du FMI, professeur d'économie à l'université d'Oxford.

M. Strauss-Kahn laisse entendre depuis plusieurs mois qu'il aimerait parvenir à un accord au sommet des pays riches et émergents du G20 à Séoul en novembre. Mais il est resté vague sur la somme qu'il vise.

"Combien il faut, c'est bien sûr une question compliquée. Certains ont parlé de 1.000 milliards de dollars", disait-il en octobre 2009. Depuis, il ne donne plus de chiffres.

Les temps sont durs pour les ministres des Finances qu'il doit convaincre de mettre la main au portefeuille. Ce sont les économistes du FMI qui en parlent peut-être le mieux.

D'après des projections qu'ils ont publiées mercredi, si les pays du G7 ne changent pas leurs systèmes de retraite et de protection sociale, leur "dette publique partira en vrille", à 200% du PIB en 2020 et plus de 440% en 2050.

Six des pays de ce groupe se sont pourtant engagés à prêter quelque 258 milliards de dollars au FMI.

Lundi, le FMI a annoncé qu'il supprimait tout plafond à une ligne de crédit destinée aux pays considérés comme "bien gérés". "Un pas de plus vers un filet de sécurité financier mondial", se félicitait l'institution de Washington.

A qui ira cet argent? Aux Etats-Unis, le pays du plus grand déficit budgétaire du monde (1.400 milliards de dollars) et le premier actionnaire du Fonds, les regards se sont immédiatement tournés vers l'autre côté de l'Atlantique.

"Cela renforcera la confiance dans la capacité de pays européens en danger comme la Grèce, le Portugal et l'Espagne à éviter le défaut", a commenté Tu Packard, de Moody's Economy.com.

Et d'où viendront ces sommes? Par la force des choses, elles seront empruntées par des Etats qui n'ont aucun excédent budgétaire dans lequel les puiser.

"Au final ce sont les Etats-Unis qui paieront la facture de ces dépenses illimitées (...) Europe, prépare-toi: l'Oncle Sam vient te sauver une fois encore", ironisaient lundi les auteurs (sous pseudonyme) de l'un des blogs financiers les plus lus aux Etats-Unis, Zero Hedge.

Sur le Vieux Continent, on a préféré souligner l'importance de la solidarité internationale.

Depuis le pic de la crise financière à l'automne 2008, "les banquiers centraux et les ministres se sont focalisés sur le souvenir des années 30 et ils ont consciemment fait le contraire de ce que leurs prédécesseurs avaient fait il y a 80 ans. Ils ont eu raison d'agir ainsi", a justifié Jean Pisani-Ferry, du centre de réflexion bruxellois Bruegel.

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