Lendemain de la fête de la Toussaint

Publié le par Boule de neige

En ce jour de la fête des trépassés (lendemain de la Toussaint) , nous ne fêterons pas la disparition de la Sécurité sociale française....

L'acharnement thérapeutique durera jusqu' à quand ? 




http://www.lecri.fr/2009/10/28/securite-sociale-alerte-rouge/6085


Sécurité sociale : alerte rouge!


« L’état des comptes de la Sécurité sociale est inquiétant, personne ne le conteste », a affirmé hier le ministre du Budget, Eric Woerth, devant les députés qui examinent en ce moment le budget 2010 de la Sécurité sociale. Et il va continuer à coûter cher, très cher aux contribuables… Ca non plus, personne ne peut le contester au vu des chiffres présentés par le ministre.

Le déficit de la Sécurité sociale a plus que doublé entre 2008 et 2009 : il a atteint 23,5 milliards d’euros cette année, contre 10,2 milliards fin 2008. Le ministre a réclamé que le débat qui commençait hier à l’Assemblée sur le budget 2010 de la Sécurité sociale soit empreint de davantage de « solennité » que les années précédentes… Ca fait une belle jambe au contribuable. Et si ministres et parlementaires, au lieu de travailler à infléchir le ton de leurs discussions, travaillaient à instaurer une réforme, une vraie, enfin capable de stopper les déficits des comptes sociaux?

Cette réforme sera-telle possible sans revoir complètement le principe du système de protection sociale à la française ? Malgré le diagnostic catastrophique qu’il est venu présenter aux députés, le ministre a choisi de répondre non à cette question. « Je considère qu’on ne sort pas de la plus violente crise depuis la Seconde guerre mondiale en cassant notre modèle social, au moment où les Français ont besoin de davantage de protection (…) La France possède l’un des systèmes de protection sociale les plus généreux au monde, c’est une chance formidable dans une période tourmentée comme celle que nous traversons (…) Il faut préserver ce système ».

Résultat : le déficit continuera d’augmenter, qui dépassera les 30 milliards d’euros en 2010.

« Le déficit total, lui, continue à se creuser, a conclu le ministre du Budget. C’est une situation que nous assumons pleinement ». Mais les contribuables français, jusqu’à quand pourront-ils continuer à assumer le poids d’une protection sociale aussi coûteuse? Voilà la question que les parlementaires ne doivent pas oublier de se poser.

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