Le commentaire de Laure ALLIBERT

Publié le par Boule de neige



Sécu : les derniers râles du monstre !


Face à la dette et aux déficits abyssaux de la sinistre SS (on ne compte plus les dizaines de milliards d’euros, équivalents à des dizaines de Crédit Lyonnais par an, pour ceux qui se rappellent les années 90), chacun parmi les personnes mal informées (qui ne sont hélas pas les moins bavardes) y va de son petit remède : effectuer plus de contrôles, chasser la fraude, économiser ici, faire payer davantage là. Encore aujourd’hui, France Soir prétend que si davantage de médecins acceptaient la carte Vitale (le sésame franchouillard qui vous désigne comme assujetti de la Bête), on économiserait 200 millions. Et quelle économie obtiendrait-on si le corps médical acceptait enfin de travailler gratuitement ? Et si personne n’était malade, on économiserait encore plus (à quand la LIME, Loi d’Interdiction de Maladie Eco-responsable ?)

En réalité, les sauveteurs improvisés de la Sécu, dans leur grande naïveté, ne comprennent pas qu’il n’y a aucun remède en l’état. Non pas que le domaine de la santé soit non rentable structurellement (des exemples à l’étranger prouvent le contraire), mais parce que la sécurité sociale française a été construite sans aucun souci d’équilibre, comme si les ressources pour la faire vivre étaient infinies, permettant ainsi de dépenser sans compter, selon le rêve communiste qui avait encore cours en 1945 de « à chacun selon ses besoins ». Un défi au principe de réalité qui dure depuis plus de 60 ans, presque autant que l’URSS !

Avec une assurance privée, qui ne peut se permettre d’être en déficit, les solutions sont assez simples : quand les remboursements augmentent, on augmente les primes, ou on adapte la relation contractuelle (pour les futurs nouveaux clients). C’est ce qui se passe en Suisse. Les Helvètes rouspètent souvent quand les primes montent, mais tous calculs faits, ils payent leur santé beaucoup moins cher qu’en France – et ce n’est pas dû seulement à une concurrence réelle entre les caisses, à l’inverse de la France monopolistique. Prenez votre feuille de paye, ajoutez cotisation d’assurance maladie part salariale + part patronale + CSG + CRDS : cela vous donne le coût de la santé à la française pour votre cas, et c’est bien plus élevé que n’importe où ailleurs.

Quelle assurance santé digne de ce nom serait assez folle pour ne pas proposer à ses clients, comme toute assurance qui se respecte, une prime fixe, fonction de l’âge ou du risque, mais plutôt une cotisation proportionnelle au salaire, semblable à un impôt ? Ne pas s’étonner ensuite que des charges sociales à ce point élevées encouragent les délocalisations et rendent les entreprises et le pays beaucoup moins compétitifs. Une preuve supplémentaire est qu’au moindre problème soulevé avec fracas par une catégorie socioprofessionnelle en colère (pêcheurs, routiers, etc.), tout ce que le pouvoir trouve à proposer est une exemption temporaire de charges sociales.

Quelle assurance santé digne de ce nom serait assez inconsciente pour couvrir un nombre indéfini de personnes qui ne cotisent pas, en tant qu’ayants droit d’une autre personne seule cotisante ? Ne pas s’étonner ensuite que les sorties dépassent les rentrées et que la seule ressource pour cacher la gabegie soit l’emprunt à fonds perdus (tant qu’on trouve des gogos qui veulent bien acheter une dette aussi pourrie).

Quelle assurance santé digne de ce nom serait assez arrogante pour ne jamais proposer à ses clients un contrat où les prestations seraient clairement définies une fois pour toutes, mais préfèrerait s’en remettre à l’arbitraire étatique et administratif pour définir ce qui est couvert et comment c’est couvert ? Ne pas s’étonner ensuite que le citoyen ne comprenne rien au système, si ce n’est qu’on essaie de lui soutirer le maximum et de lui rembourser le minimum (d’où les « abus » auxquels le cochon de payant se livrera volontiers en guise de représailles).

Quelle assurance santé… Mais la sinistre SS n’est pas une assurance santé. Ce n’est qu’un dispositif de spoliation à prétention sociale, fondé sur la contrainte, l’irresponsabilité, la démagogie pseudo-philanthropique, la fuite en avant, avec ses profiteurs et ses apparatchiks intéressés à la continuation du vampirisme social. Jusqu’à quand ? Jusqu’à l’inévitable faillite finale, fin logique du rêve communiste, cette utopie cauchemardesque disparue dans la plupart des autres pays. Certains ont pronostiqué la banqueroute en 2011. Personne ne connaît la date exacte, mais tout le monde sait que ça se rapproche inexorablement. Les politiciens espèrent que ça tiendra au moins tant qu’ils seront là (après nous, le tsunami). Ne faites pas la même erreur d’appréciation qu’eux, vous risqueriez de tomber dans un Trou sans fond ! Ça fait mal ? Non, mais on ne peut jamais en sortir, comme pour les trous noirs...

Laure Allibert

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