Encore une étude sur les charges des entreprises.....

Publié le par Boule de neige

Encore une étude qui montre que l'économie française est plombée par les charges sociales....
La concurrence avec nos "partenaires" européens ne sera pas rude, mais deviendra quasiment impossible....
Qu'en sera-t-il en sortie de crise sachant que la France est structurellement en déficit ?


http://www.ifrap.org/L-autofinancement-et-la-croissance-de-nos-entreprises-plombes-par-les-prelevements-obligatoires,11409.html?date=20091118

Etude économique comparant la France, l’Allemagne et l’Angleterre

L’autofinancement et la croissance de nos entreprises plombés par les prélèvements obligatoires


L’autofinancement des entreprises françaises est deux fois moindre que celui des entreprises allemandes et anglaises.
Cette différence d’autofinancement freine la croissance de nos entreprises et s’explique par l’excès de charges sociales et fiscales que la France fait supporter à ses entreprises.

On sait que la croissance de nos entreprises est conditionnée par l’autofinancement dont elles disposent. L’autofinancement, ce sont les sommes disponibles pour investir sans avoir à faire appel au marché des capitaux ou à l’endettement extérieur. Il se mesure en additionnant les amortissements et les bénéfices après impôts et dividendes.

Alors que les dividendes français sont plutôt plus faibles [1] que ceux distribués par les entreprises anglaises ou allemandes, l’autofinancement, donc la capacité de nos entreprises à financer leur expansion, est dramatiquement plus faible que celui de nos concurrents saxons.

Autofinancement des sociétés non-financières

L’écart de l’autofinancement n’a cessé de s’aggraver pour atteindre un écart du simple au double en 2008. L’explication des quelques 120 milliards d’autofinancement manquants se trouve dans la différence de prélèvements obligatoires.

Au niveau national, les prélèvements obligatoires s’établissent à :

Prélèvements obligatoires sur l'ensemble de l'économie en 2006 Source : OCDE : "Taxing wages", mai 2009 ; IRDEME

A 44% du PIB, les prélèvements obligatoires en France sont supérieurs de 8 points par rapport à l’Allemagne et l’Angleterre.

Prélèvements obligatoires sur les entreprises à population égale en 2006 (en Mds d'Euros)

Ce graphique montre clairement que l’essentiel des prélèvements supplémentaires français par rapport au Royaume Uni et à l’Allemagne est supporté par les entreprises et non pas par les ménages [2]. Les prélèvements obligatoires sur les entreprises françaises représentent près du double de ceux prélevés sur les entreprises allemandes (à population égale), ce qui correspond à l’écart d’autofinancement entre les deux pays.

L’écrasement de nos entreprises sous les charges sociales et fiscales explique ce que nous avons trouvé déjà il y a deux ans : des entreprises françaises dont le taux de croissance est moitié de celui des entreprises anglaises et vraisemblablement allemandes ; et ceci aboutit à un parc d’entreprises vieilli et atteint de nanisme.

Les écarts de vitesse de croissance des entreprises se mesurent de plusieurs manières : accroissement des effectifs employés d’une année à l’autre, accroissement du total des capitaux propres. L’une des mesures, cohérente avec les précédentes, est le pourcentage d’entreprises ayant plus que doublé leurs capitaux propres d’une année à l’autre en fonction de leur taille et de leur âge :

% d'entreprises dont les capitaux propres ont doublé entre 2003 et 2004 Source : PH Group, IRDEME

P.S. : Le Conseil des prélèvements obligatoires a récemment sorti un rapport (Les prélèvements obligatoires des entreprises dans une économie globalisée, octobre 2009) qui confirme que les entreprises françaises sont plus taxées que la plupart des autres entreprises européennes, et note qu’il existe une certaine incertitude sur les montants exacts de ces prélèvements :
- 1. Incidence de la TVA
- 2. Contributions volontaires pour des mutuelles, retraites, etc…

En outre, le rapport note que des allégements ont été accordés récemment (taxe professionnelle, IS…), mais que les augmentations de prélèvements sociaux ont compensé ces allégements. Donc, au total, le rapport du CPO paraît bien valider les ordres de grandeur que nous avons trouvés dans cette étude.

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